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Les Enfants perdus
Les Enfants perdus


Le 6 mai 2011 au Festival des Cultures Urbaines à Saint-Laurent-du-Maroni (Guyane)

Une histoire du Hip Hop proposée par D' de Kabal et Farid Berki
Spectacle tout public à partir de 12 ans

Texte, D' de Kabal
Mise en scène/chorégraphie, D' de Kabal et Farid Berki
Avec : Karim Ammour, D' de Kabal, DJ Fab, Olivier Lefrançois, Kim

A travers le récit d'un personnage, c'est le regard de toute une génération qui nous est livré : Qu'est-ce que le hip hop ? Comment s'est-il répandu ? Qui a été irrémédiablement touché et pourquoi ?
Loin de donner des réponses scellées, « les Enfants perdus » propose un éclairage singulier sur une culture et des pratiques qui aujourd'hui sont mondiales, nous permet de remonter le temps et de redécouvrir le rap, la danse hip hop, le graff, le djing et le beat box avec un comédien / rappeur, deux danseurs et un DJ.



Le propos de D' de Kabal

J'ai d'abord été habité par la culture Hip Hop. J'ai grandi avec. Se sentir investi d'une culture est déterminant dans la façon dont on se construit. C'est à partir du moment où j'ai pris conscience de cette culture dans mon mode de construction que j'ai (re)découvert mon sentiment d'appartenance à la culture antillaise. Les cultures sont communicantes.

La culture Hip Hop possède une force de transformation très puissante et se sentir capable de créer alors que l'estime de soi est ébranlée modifie le regard qu'on porte sur soi-même et
par conséquent celui des autres sur vous.

C'est un élément essentiel du hip hop, c'est une culture qui s'est construite dans la rue, dans un univers de tours et de béton, à partir de presque rien, dans ces endroits relégués des périphéries où habite une partie de la population qu'on ne veut pas entendre, qu'on ne veut pas écouter, qu'on ne veut pas prendre en compte et dont on dénigre régulièrement la culture d'origine.

L'énergie qui traverse le hip hop vient de là, il ne faut pas l'oublier. Elle est viscérale, organique. Et cela n'a rien à voir avec la pauvreté que nous donne régulièrement à voir et à entendre la radio et la télévision : le hip hop n'est pas qu'une casquette de travers, le torse bombé, avec du « bling bling, et des jeunes filles qui se trémoussent en arrière-plan... !

A un moment donné, le hip hop a été un acte de survie, une manière de prouver qu'on était là, qu'on comptait, un acte existentiel. Sa force a été sa capacité à transformer une réalité difficile en un acte artistique. Je suis porté par ce pari impossible. Mes rêves, en tant qu'artiste, partent de là. Ma créativité est née de ce terreau et s'en nourrit encore aujourd'hui. A rebours du vide culturel auquel on associe souvent les banlieues, il y a une vivacité artistique réelle mais dont on ne parle pas ou que l'on nie parce qu'en inventant de nouveaux codes, elle brouille les repères de la culture savante et défie les statistiques.

A travers les yeux d'un rappeur, je m'efforce, dans Les Enfants perdus de montrer en quoi le hip hop, bien plus qu'une danse ou une musique, est une culture avec son histoire, ses penseurs et ses valeurs. L'objet du spectacle est de raconter une aventure qui a saisi toute une génération en utilisant les codes et les outils propres à la culture Hip Hop : le Djing, le rap, la danse.
A travers ce spectacle, j'ai également voulu mettre le Hip Hop au service du théâtre. J'ai rencontré le théâtre par le biais du rap en jouant dans Malcolm X de Mohamed Rouabhi et j'ai maintenant le désir d'inverser le processus.

Extraits de texte :
(...)

Des corps trempés dans la sueur et la poussière d'asphalte,
Des esprits exaltés qui bouillonnent sans aucune pause sans aucune halte,
Un ramassis de vagabonds qui se réunissent quand la nuit tombe,
Un bruit sourd et compact qui ébranle le squelette de ton immeuble,
Un tremblement lourd qui t'empêche de dormir,
Des hurlements proches de la transe qui te font frémir.
Tu n'es pas idiot, tu es dépassé, tu es ignorant de ce qui se trame dans ta ville,
Elles s'agitent encapuchonnées, ces silhouettes d'apparence hostiles.

Ce sont Les Danses Barbares.
Ce sont nos Danses Barbares.

Il a fallu qu'on raconte notre opiniâtreté, notre rage face à ce système et ses principes sclérosés,
Il a fallu qu'on se redresse pour dire et redire que nous étions à nouveaux debout et droit.
Que nous ne croyons ni en leurs prêches ni en leurs tables de lois,
Dangereusement motivés, décidés à en découdre, chacun de nos membres se crispe comme touché par la foudre.
Mouvements syncopés, rythmes binaires possédés, difficile de nous suivre, vibrer c'est vivre, écrire les lignes de notre manuel n'est pas facile, mais on y arrive.
Crachant nos tripes à chaque entraînement, persuadés de mourir si la technique nous abandonne, souplesse de rigueur, passion et persévérance sont nos s½urs,
l'heure tourne,
les difficultés s'embrassent, jamais ne se contournent.
On est tous morts plusieurs fois, barrés à chaque fois avant la mise en terre, ce qui nous tient : l'adrénaline et les crampes après le combat,
Danser n'est pas qu'un exutoire c'est devenu notre profession de foi.

Ce sont Les Danses Barbares, ce sont nos Danses Barbares.
(...)

Le Hip Hop est cela, il rencontre, touche puis transforme indiscutablement celui qui l'embrasse.
Je l'ai vu, tellement de fois.

Résidence de création au Centre musical FGO-Barbara du 25 septembre au 9 octobre
et à la Maison Folie Wazemmes de Lille du 10 au 15 novembre 2008
Une coproduction R.I.P.O.S.T.E., Cie Melting Spot,
Centre FGO-Barbara, Maison Folie Wazemmes de Lille
Avec le soutien du Conseil Général de la Seine-Saint-Denis.


Précédentes dates :
Le 15 novembre 2008 à la Maison Folies Wazemmes - Lille
Le 29 novembre 2008 au Centre musical Fleury Goutte d'Or- Paris
Du 22 au 26 avril 2009 aux Rencontres de la Villette - Paris
Du 7 novembre 2010 au Théâtre de Chelles (77)
Du 16 novembre 2010 aux Journées Théâtrales de Carthages (Tunisie)
Les 19 et 20 janvier 2010 au Théâtre de l'Agora - Scène nationale d'Evry
Le 30 janvier 2010 au Théâtre Jean Marais à Saint-Gratien (95)
Le 13 février 2010 à l'Espace Albert Camus à Maurepas (78)
Du 17 au 20 mai 2010 au CDN de Montreuil (93)
Les 27, 28, 29 mai 2010 au Forum du Blanc Mesnil (93)
Du 1er au 5 juin 2010 à la Maison des Métallos
Le 11 juin 2010 au Centre Georges Pompidou - Paris
Le 13 juin 2010 au Festival de Soulac (33)
Le 2 juillet 2010 au Théâtre d'Epinay-sous-Sénart
Le 29 octobre 2010 à la Salle André Malraux - Bondy
Le 11 novembre 2010 à la Maison de la Culture de Clermont-Ferrand dans le cadre des Transurbaines
Le 16 décembre 2010 au Théâtre Gérard Philipe - Orléans

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