Nouveau projet de D' de Kabal
Album du groupe MaColère
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Ecorce de Peines
Ecorce de Peines


Les 21 et 22 octobre 2010 au Forum Culturel - Scène conventionnée du Blanc-Mesnil
Le 26 novembre 2010 à la Salle Georges Pompidou - Epinay-sous-Sénart
Le 3 février 2011 au Safran - Amiens
Le 26 mars 2011 à l'Espace Paul Jargot - Crolles
Le 14 mai 2011 à la Grange Dîmière - Fresnes
Le 21 mai 2011 à l'Espace Marcel Pagnol - Villiers-le-Bel


Avec D' de Kabal, Didier Firmin, Blade
Création son : Timour Cardenas
Création lumière : Nathalie Lerat
Régie son : Plissman ou Thierry Cohen
Régie lumière : Lilia Aruga

Le spectacle :

Ecorce de Peines est une création qui mélange danse, slam/poésie et musique live, un conte en deux parties imaginé et écrit par D' de Kabal.
Le récit de fin de vie d'un esclave au statut particulier, au sein d'une plantation du 18ème siècle puis celui du quotidien d'aujourd'hui dans les quartiers populaires situés en périphérie des grandes villes.
Ecorce de peines est un bout d'histoire et de poésie qui cherche et pointe les endroits où les blessures, même très anciennes, sont encore actives aujourd'hui.

Pour donner vie, justement, à cette Création/Conte nous avons choisi de mélanger la danse, le slam/poésie, et la musique live. Ecorce de Peines est un spectacle atypique, qui réunit trois artistes qui excellent dans leur discipline.
De la danse avec des mots pour unique support,
De la musique ne provenant d'aucune machine,
De la voix comme unique instrument pour appuyer du texte ou pour appuyer des modules dansés,
Voilà le parti pris d'Ecorce de Peines,
Trois êtres humains, Deux micros, Des Corps et des Mots,

Pour mettre en lumière les maux d'hier et d'aujourd'hui, puisque les mots portent les récits, puisque les sons racontent les époques, nous voulons parler sur ceux-ci, nous voulons danser sur ceux-ci.
Dans une esthétique danse, dense, et complètement humaine.

Le propos :

La première partie d'Ecorce de Peines raconte les derniers instants de vie de « Jacquot Qu'on Casse Pas », un esclave qui s'est lui-même désigné pour prendre position entre le maître et ses compagnons d'infortune.
Cet être, le plus robuste de sa plantation, endosse avec force et courage la responsabilité de toutes les fautes imputables à ses semblables, non pas parce qu'il est doté d'un courage hors norme, non pas parce que sa capacité de résistance est plus grande, mais parce qu'il est capable de cet amour pour les siens, cet amour inexplicable, immuable que rien ne peut ébranler.
Un amour plein, généreux que ses frères et s½urs de peine lui rendent avec force et attachement.
Nous allons assister aux derniers instants de ce guerrier, qui semble diriger tacitement la plantation. Derniers instants puisqu'il aura commis l'outrage ultime, défiant une fois de trop le maître, il aura donné un enfant à « La P'tite Marie », qui pourtant ne lui était pas réservée.
Il va une nouvelle fois être conduit et attaché à cet arbre, toujours le même arbre... Son arbre.
De sorte qu'une étrange complicité va naître entre ses deux êtres vivants que la douleur unit.
Ecorce de peines va nous emmener aux côtés, tout contre cet arbre qui va être la dernière entrave, le dernier voyage de "Jacquot Qu'on Casse Pas". Nous allons être les témoins de cette rencontre inhabituelle entre un Homme, un « presque mort » et son tombeau, son arbre... Le Fromager.

La seconde partie du spectacle amène un total bouleversement de la trame narrative. Nous quittons l'habitation de « Jacquot Qu'on Casse Pas ».Nous sommes projetés dans un autre espace temporel et géographique. La quête identitaire qui incombe à chaque enfant de nos sociétés modernes n'est pas un exercice propre au monde antillais, il est le passage obligé de n'importe quel individu qui tente d'évaluer sa place dans le monde.
Le questionnement tourne autour de la culture « de sang » - celle qui a construit nos parents - et de la culture « d'adoption », celle construite et nourrie dans les quartiers populaires, à la périphérie de nos grandes villes.

Ecorce de Peines va nous emmener aux côtés, tout contre cet arbre qui va être la dernière entrave, le dernier voyage de "Jacquot Qu'on Casse Pas". Nous allons être les témoins de cette rencontre inhabituelle entre un Homme, un « presque mort » et son tombeau, son arbre... Le Fromager.

Quel serait l'intérêt de raconter l'esclavage si ce n'était pour souligner ce qu'il en reste encore aujourd'hui ?
Quels sont les êtres avec qui je partage l'organisation de la société d'aujourd'hui ?
Qu'est-ce qui les a construit ? D'où viennent-ils ?
Quel regard portent-ils sur leur histoire, leur parcours ?
Qui sommes-nous ?

Equipe artistique :

Didier Firmin, le Danseur, est spécialiste de la danse debout : la House et le New Style, il a présenté une création en duo aux Rencontres Urbaines de la Villette à Limoges en octobre 2005.
D'de Kabal est une figure incontournable de la scène Slam Française, membre du collectif
Spoke Orkestra, initiateur des soirées Bouchazoreill'Slam au Trabendo à Paris.
Ses textes sont d'une précision et d'une profondeur parfois déroutante, sa voix basse et caverneuse est reconnaissable dès les premières syllabes.
Ezra ; L.O.S ou Blade, sont Human Beat Box, cette technique qui consiste à produire des rythmes de toutes sortes avec la bouche comme unique instrument. Présents sur de multiples scènes, ils mélangent à leurs créations sonores une multitude de rythmes et de sons autour de mises en scènes inattendues.

Une coproduction R.I.P.O.S.T.E, Canal 93 - Bobigny,
ARCADI (Action Régionale pour la Création Artistique et la Diffusion en Ile-de-France)
Avec le soutien de la Ferme du Buisson et de la Maison de la Poésie
R.I.P.O.S.T.E. est soutenue par le Conseil Général de Seine Saint Denis


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