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Femmes de Paroles
Femmes de Paroles


Un spectacle mis en scène par D' de Kabal
Textes de Bams, Elsa Boyaval, Hayet Zegaoui, Kahena Saighi, Sabrina Tayebi, Abd El Haq, Stéphanie Wurtz.
Assisté de Nicolas Fleury
Vidéo : Aalto
Musique : Franco Mannara
Avec :
Bams, Elsa Boyaval, Hayet Zegaoui, Kahena Saighi, Sabrina Tayebi,Abd El Haq, Stéphanie Wurtz, Soria Rem


Donner la parole à un groupe de huit femmes...
slameuses, rappeuse, comédiennes, danseuses

Femmes de paroles est la suite du travail que je mène depuis plusieurs années, que ce soit avec le groupe Spoke Orkestra, dans ma précédente création Ecorce de Peines ou dans mes disques et concerts, la mise en forme de rencontres entre instrumentistes de tous bords et artistes du verbe avec comme questionnement permanent : quel espace artistique peut-on convoquer sur scène, pour dire quoi, et comment ?

Femmes de paroles est né d'un manque que j'ai éprouvé au sein d'un univers artistique en pleine effervescence : la présence artistique des femmes sur la scène slam. Ma première idée a été d'écrire un spectacle pour des femmes. En m'interrogeant sur le sens de cette démarche, j'ai renversé ma perspective initiale pour donner la parole à ces femmes, chacune à partir de leurs propres écrits.

J'ai voulu mélanger des slameuses et des comédiennes pour permettre des adresses sur des modes différents qu'il est intéressant de confronter : l'adresse directe pour le slam, et l'adresse par l'intermédiaire d'un texte et d'un personnage pour le théâtre.
Sur le plateau, les mots acquièrent une force émotionnelle lorsqu'ils sont vécus par le corps tout entier. Le corps porte la trace des marques, des heurts et des rebondissements de la vie. Il m'est apparu vite indispensable d'élargir l'espace artistique du slam à la danse pour laisser l'espace aux mots afin qu'ils continuent de résonner en chacun de nous. Pour que les spectateurs aient la possibilité de voyager à travers de nombreux univers, sensoriel, sonore, visuel... donc émotionnels.


Les mots et les corps

Les textes
Les textes seront écrits par les slameuses/comédiennes. Je suivrai pas à pas le processus d'écriture en dessinant les contours de ce que je cherche sans imposer de contenu précis afin d'obtenir, dans un premier temps, une première série de textes libres. A partir de cette matière, je sélectionnerai les textes les plus pertinents dans son rapport à l'ensemble des autres propositions, je redirigerai éventuellement l'écriture ou le thème de certains textes et formerai des duos pour travailler sur la résonance des textes, les retravailler à partir de ce nouveau point de vue qui permettra de faire surgir des sens et des perspectives nouvelles.

La danse
La résonance entre les différentes propositions chorégraphiques sera également exploitée.
Je souhaite mettre en scène le caractère mixte de la culture Hip Hop qui prend sa source dans un socle de codes précis mais qui s'abreuve de tout et lui permet d'évoluer et d'exister sous des formes différentes. Tout mode d'expression, la danse en particulier, constitue, selon moi, une tentative de réponse au fait d'être vivant.
Je souhaite établir un dialogue entre la danse Hip Hop et le tango et que chaque danseuse raconte, dans cet échange, son besoin vital d'être dans la terre par le tango ou par le break. Certaines figures en break dance, lorsqu'elles sont précises et répétitives, produisent un son percussif particulier quand les appuis se posent au sol. Il est question de construire un tableau à partir de cette « rythmique des appuis », la partie au sol sera sonorisée. La danseuse de break deviendra ainsi le support rythmique d'un duo formé par les deux danseuses de tango. Cette rythmique, évoluant loin des canons usuels des deux genres, transformera l'espace scénique pour le mener dans une seconde ambiance. La breakeuse remplacera un membre du duo, se laissera « embarquer » dans des mouvements qu'elle ne connaît pas pour ensuite, par à-coups, échapper à la conduite de sa partenaire, pour descendre au sol et raconter la même chose mais avec son propre langage, avec ce besoin de toucher le sol de ses mains et de son corps propre au break.

Les femmes de Femmes de paroles viennent d'horizons variés, tout l'enjeu du spectacle est de les faire se répondre et s'interroger avec leur force poétique et langagière propre : leur adresse particulière, leur voix, leur corps, leur point de vue.

Je construirai le fil du spectacle par l'image et le son autour de ces différentes voix (voies) de femmes, quelque chose comme un puzzle, un voyage à travers des tranches de vie où la danse apportera une dimension en rupture avec le réalisme des textes dits. Il s'agira d'un voyage à travers des tranches de vie auquel je trouverai un cadre pour susciter certaines images, et en amener d'autres. Et il est déjà très excitant d'imaginer que l'ordre dans lequel on placera ces textes ne racontera pas la même histoire.

Deux spectacles existeront à la fin : un pour un public enfant, l'autre pour un public adulte.


L'univers

Ce sera un univers à tiroir, un peu à l'image d'un lieu retiré et clôt, d'une cage, d'une pièce capitonnée ou d'un espace mental. Peut-être un espace multiforme qui changera à chaque fois qu'une nouvelle intervenante arrivera sur scène. Cet univers pour que le spectateur éprouve la difficulté de la prise de parole des femmes et le sens de celle-ci. La prise de parole des femmes en public n'est jamais anodine. Puisque sa parole est minoritaire, une femme qui parle le fait toujours en tant que femme, à partir de sa propre condition, comme si être femme était devenu une sorte de rôle. Dans les différents espaces de la vie sociale, qu'ils soient politique ou domestique, la parole de la femme est souvent dénigrée, stigmatisée, voire niée et interdite. De même, aujourd'hui, quand une rappeuse ou une slameuse monte sur un plateau, sur une scène, elle le fait forcément en tant que femme, et cela peut constituer un enfermement.
C'est de ces étiquettes qui fragilisent la prise de parole, réduisent le sujet en lui apposant une fonction, de cet enfermement qu'elles créent en dénaturant la parole pour la formule ou le slogan dont je parlerai sur le plateau. C'est cela que je souhaite matérialiser par une situation d'enfermement mental et physique sur le plateau.


La musique

Une matière sonore, des ambiances, viendront soutenir la puissance des textes dits, d'autres s'inscriront en contradiction avec les corps et les mots.


La lumière

La scénographie reposera principalement sur la lumière et ses effets. Ce sera comme regarder à travers le judas d'une porte, il y aura des apparitions et des disparitions dans une ambiance lumineuse très douce. La lumière sera conductrice du son, et les fentes, les interstices seront des espaces par lesquels on percevra les corps ou la voix des danseuses et des slameuses. La lumière est un élément indispensable à un travail sur l'illusion. Le spectateur ne doit être sûr de rien, ni de ce qu'il voit, ni de qui s'exprime. Par la lumière, il s'agit de tordre la réalité pour créer un état de danger permanent où tout peut arriver de plein fouet.


La vidéo

Le décor : un plateau nu auquel la vidéo donnera de la profondeur et ajoutera une dimension onirique. Des matières, davantage que des images, seront projetées : des textes, des portraits des femmes sous forme de flashs, comme des images subliminales. Ces images participeront aussi du décalage avec ce qui se passe sur le plateau, l'image sera semeuse de trouble.

Une sorte de flou sera créé où le spectateur doute de ce qu'il voit, de ce qu'il entend car cet état-là lui permet d'oublier ses réflexes d'écoute et de recevoir les choses d'une façon brute, c'est là une partie essentielle du travail qui sera mené sur ce spectacle.



Une coproduction Théâtre d'Ivry Antoine Vitez, L'Agora - Scène nationale d'Evry et de l'Essonne, ARCADI (Action Régionale pour la Création Artistique et la Diffusion en Ile-de-France), R.I.P.O.S.T.E.
Avec le soutien du de la DRAC Ile-de-France - Ministère de la Communication, du Conseil général du Val-de-Marne, du Festi'Val-de-Marne, du CNV.
La compagnie est subventionnée par le Conseil Général de la Seine-Saint-Denis pour l'ensemble de ses activités


Dates de tournée :
Théâtre d'Ivry - Antoine Vitez du 5 au 29 mars 2009
Théâtre de l'Agora - Scène nationale d'Evry et de l'Essonne les 5 et 6 mai 2009
Lavoir Moderne - Paris le 8 mars 2010
Théâtre de Chelles le 13 mars 2010
Maison des Métallos du 18 au 22 mai 2010

Télécharger le dossier du spectacle


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Avec le soutien du Conseil Général de la Seine-Saint-Denis et de la région Ile de France